• Article du Républicain Lorrain du 25 juin 2012 concernant l'atelier "Saveurs antiques" d'Historia Metensis et Maxime Henault lors des Journées de l'Archéologie à Metz.

    RL 25-06-2012


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  • Atelier saveurs antiques

     

    Mais que mangeaient les Romains ? C’est en partant de cette question que la Mairie de Metz et l’association Historia Metensis au travers d’un de leur représentant ont décidé de monter un atelier à l’occasion des Journées de l’Archéologie 2012, le samedi 23 et dimanche 24 juin.


    Vous seront notamment présentées différentes disciplines qui, complémentaires entre elles, permettent de se faire une idée plus précise de l’alimentation de nos ancêtres. De plus, vous pourrez découvrir que, riche de son passé antique, la ville de Metz regorge d’informations concernant la gastronomie romaine. Enfin, il vous sera possible de recréer un plat romain et bien sûr, d’en goûter quelques autres, le tout gratuitement !

     

    Réservez dès maintenant vos places auprès de Mlle Conti au 03 87 55 51 89 (90 places disponibles sur le week-end, 3 ateliers par jour, 15 places par atelier. Samedi : 14h – 15h45 – 17h30, Dimanche : 10h – 14h – 16h, Place d'Armes)


    journees-archeo-bd-2012

     


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  •  Aujourd’hui, les chercheurs s’accordent sur le fait que les paraiges occupent une place centrale dans le gouvernement de Metz. Accaparant l’ensemble des magistratures urbaines de l’oligarchie messine, ce système n’accorde aucun droit aux individus, mais au groupe. Cette organisation pose un certain nombre d’interrogations et la discussion reste ouverte sur la nature de ces associations, sur leur origine et sur les limitations à cinq groupements, alors que de nouvelles familles émergent et ne sont pas négligeables.

     Paraiges

     

              Quatre des cinq paraiges portent des noms qui sont à la fois ceux de familles importantes au XIIe siècle et de quartiers de la cité : Port-Sailly, Porte-Moselle, Outre-Seille et Jurue. Cette dénomination a donc suggéré l’idée que le paraige s’est formé autour de familles implantées dans un quartier. Marianne Pundt, tout en reconnaissant les liens entre paraiges et quartier clairement indiqués dans l’accord de paix urbaine de 1250, conteste l’importance de ce facteur. Elle démontre qu’autour d’un noyau de lignages anciens le paraige groupe une clientèle de serviteurs, de protégés voire de serfs. Elle insiste ainsi sur le caractère familial du paraige.

     

              Quant aux étapes de leur formation, les paraiges sont issus des familles influentes au XIIe siècle. Ces lignages fournissent les maîtres-échevins et les Treize et s’imposent par leur puissance financière ainsi que par leur connaissance de la coutume et des rouages administratifs. Toutefois, la première mention des paraiges, sans aucune autre précision, remonte à la Commune Paix de 1215. Cette dernière démontre la grande solidarité familiale et consolide la cohésion des groupes dirigeants. Marianne Pundt date de cette époque l’extension des fortifications de Metz. Cette extension implique pour les paraiges une participation à la défense ainsi que des responsabilités militaires. Ceci a pour conséquence de structurer ces groupes de dirigeants. Solidarité familiale, expérience administrative et responsabilité militaire confèrent à ces groupements une force qui attire les ambitieux et permet à des clans influents de s’emparer du gouvernement de la cité.

     

              Le paraige est-il un lignage ? Le mot de paraige est employé dans le sens de famille, à Metz, aux XVe et XVIe siècles. Philippe de Vigneulles nous en fournit plusieurs exemples : « tout premièrement en Metz gouvernoient ung parage nommé les Gouls, puis gouvernoit et fut en bruit ung aultre parage nommé Faulcon, et avec iceulx gouvernoit ung aultre parage nommé les Corbelz et les Piedz-déchaults ». Ces représentants appartiennent à des familles connues qui existent à Metz au XIIIe siècle, mais il n’y a jamais eu de paraiges proprement dits portant ces noms. On a donc employé ici le mot de paraige dans le sens de famille.

     blasons

     

              Le paraige, tel qu’il se présente en 1250, est fondé sur les lignages, mais ne leur est pas équivalent. D’une part, le choix a porté sur cinq groupes de familles qui se sont associés à des familles du Commun. D’autre part, les paraiges, comme ils apparaissent dans les documents, ne comprennent qu’une partie des lignages, groupés sous leur nom. Marianne Pundt perçoit cette distinction entre lignage et paraige, sans y insister.Vers la fin du XIVe siècle et au XVe siècle, on voit le mot de lignage, qui exprime l’idée de descendance, employé dans les qualifications données aux membres des paraiges messins. Ces derniers sont appelés « gens de lignages » dans les documents de cette époque. Ce qui est normal puisque depuis l’atour de 1367, les personnes sont admises dans les paraiges qu’en vertu de droits héréditaires conférés par la naissance. Nous comprenons, dès lors, comment la nécessité d’appartenir à un lignage pour faire partie d’un paraige peut amener à la confusion entre lignage et paraige et produire jusqu’à un certain point la synonymie des expressions.

     

     

     

     


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    Le "Musée d'Architecture" du Musée de La Cour-d'Or Metz Métropole

     

    Depuis les travaux de Gérald Collot (conservateur du Musée de Metz entre 1957 et 1987), très peu d’études ont été menées sur l’architecture civile messine du Moyen Age et de la Renaissance. Passionné par ce patrimoine -dont le devenir était incertain face aux grands travaux d’aménagements urbains et à la réhabilitation de quartiers tout entiers depuis le début des années 1960- ce conservateur a su réagir en conséquence et récupérer des éléments architecturaux de nature variée - allant de simples fragments à des structures extrêmement imposantes - afin de les faire entrer dans les collections du musée. 

     

    1 page de présentation de l'article

    Ill.1.Vue de la cour du Grenier de Chèvremont. avec la façade de l’ancien Hôtel de Philippe le Gronnais, et un élément de colombage provenant de l’ancienne rue Ladoucette. Photographie : ©Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole.

     

    Tous se rencontrent dans les salles du musée consacrées à la présentation des grands principes de constructions religieuses et civiles, ainsi qu’aux spécificités de l’architecture messine. En effet, à cette époque, la maison traditionnelle messine était singulière. Gérald Collot insistait sur sa décoration, l’agencement de ses façades, sur son volume, très simple, cubique, mais aussi et surtout sur son couvrement original à rapprocher de l’architecture civile des Républiques Italiennes. Les quatre murs simples qui composent la demeure dissimulent l’extrémité inférieure des toitures de tuiles creuses, si bien qu’à faible distance, la maison messine donne l’impression de ne pas comporter de toiture mais une terrasse. La façade, crénelée ou non, (comme celles de l’actuelle Place Saint-Louis ou du Grenier de Chèvremont), donne la sensation qu’il s’agit d’un décor de théâtre, que Gérald Collot a nommé « façade écran ».

     

     sallegothique

     

    Ill.2. Vue de la salle gothique – fenêtres à arcs brisés provenant de l’ancienne église Saint-Livier de Metz, XIIIe siècle – à gauche : portes du Jubé provenant de l’ancienne église des Grands Carmes de Metz, XVe siècle. Photographie : ©Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole.


            C’est ainsi qu’à force de récupérations, une grande collection de vestiges de l’époque médiévale et du début de la Renaissance (du XIIe siècle au XVIe siècle environ) s’est constituée au fur et à mesure des opportunités qui se présentaient sur les chantiers municipaux. On y trouve des linteaux romans, des fenêtres gotiques à arcs brisés d’anciennes églises, des portes de Jubés du gothique flamboyant, des croisées d’ogives de caves voûtées, des clés de voûtes à diamètres variés, des tympans de fenêtres et de portes à arcature trilobés, des éléments de colombages et même la façade toute entière de l’ancien Hôtel Patricien de Philippe le Gronnais. 

     

    Une fois réunis, ces éléments architecturaux ont été présentés de manière étonnante dans les nouvelles salles d’exposition du musée. D’ailleurs c’est en partie pour cette raison que la mise en place d’un concept muséographique novateur dans les années 1980, destiné à transformer des espaces d’exposition en un véritable « Musée d’Architecture », a participé à l’obtention d’une mention d’honneur au prix européen des musées en 1981.


    ArchitectureIll.3. Vue de l’espace du Musée d’Architecture consacré aux grands principes de l’architecture civile messine. Photographie : ©Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole.


    En effet, lorsque l’on traverse les salles du Musée consacrées à la mise en valeur de l’architecture messine –religieuse et civile- on ne peut que ressentir le parcours tumultueux de ces vestiges qui ont souffert. Gérald Collot a souhaité les mettre en scène de manière à recréer une atmosphère coupée de l’espace-temps, en jouant sur l’association de murs sombres et d’un éclairage relativement faible. Le visiteur est ainsi pris au jeu : les panneaux explicatifs confrontés  aux vestiges authentiques sont sensés le préparer à la visite de la ville même, l’étape intermédiaire étant la fameuse cour du Grenier de Chèvremont, dans laquelle le conservateur a souhaité remettre certains vestiges en contexte, en les intégrant à la maçonnerie des bâtiments du musée. Seul le Grenier lui-même est à sa place originale, les autres façades étant des reconstitutions, excepté celle de l’Hôtel de Philippe le Gronnais qui fut intégralement déposée pour être remontée dans la cour. 


    Pour en savoir plus et accéder au dossier, cliquez ici:

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  • L'UMR (Unité Mixte de Recherche) 6298 ARTeHIS (archéologie, terre, histoire, société)

    compte plus de 250 membres et est rattachée à l'Université de Bourgogne à Dijon. L'unité a des

    tutelles avec l'Université de Bourgogne, le CNRS et le Ministère de la Culture et est en collaboration avec l'INRAP. Elle a une visée diachronique et pluridisciplinaire puisqu'elle regroupe des chercheurs en archéologie, en histoire, en histoire de l'art et en sciences de la vie et de la Terre.

    Les travaux effectués sont présentés notamment sur le site d'ARTeHIS ainsi que dans deux

    publications gérées par l'UMR : la RAE (Revue Archéologique de l'Est) et le Bulletin du Centre

    d'Etudes Médiévales d'Auxerre.


    Sur le site internet d'ARTeHIS a été récemment mise en place une rubrique recensant tous

    les chantiers archéologiques auxquels participent des membres de l'UMR. Dans ce cadre et puisque deux membres d'Historia Metensis font partie d'ARTeHIS, vous pourrez trouver une page dédiée au relevé de l'enceinte médiévale de Metz, millésime 2011 à cette adresse :  

     http://www.artehis-cnrs.fr/ETUDE-DE-L-ENCEINTE-MEDIEVALE-DE

     

    artehis


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